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- First Team, le media basket web aux rêves de prime time
Bercé par les codes de la télévision, ses grandes productions et ses prime time : aujourd’hui, l’âge de la maturité est arrivé pour le media First Team. 8 ans après sa création sur le web, en 2016, il est devenu l’un des plus grands médias basket français. Sûr de sa formule – reprenant les codes des deux mondes – il ne cesse de grandir et rêve plus grand: multisport. A l’occasion de leur 200 e émission ce jeudi dernier, Jeremy Raharifidy—Barbe, brand content manager du media, se livre sur la « formule First Team » : sa stratégie et ses ambitions. Thomas Dufant (à gauche) et Erwan Abautret (à droite) sont les cofondateurs du media First Team. Photo Le Parisien/Auguste Canier, le 10 Août 2021. E dito, plateau, débats passionnés et anciens athlètes en guise d’invités. Tous les codes de l’émission sportive - à succès - de télévision sont réunis et pourtant : c’est la dernière édition du First Day Show. Publiée sur Youtube, elle est l’émission phare du media basket First Team, peut-être le plus télé des médias sportifs du web. A l’initiative, deux amis anciens basketteurs : Erwan Abautret et Thomas Dufant. Depuis 2016, comme chaque jeudi, les deux hommes prennent place sur le plateau pour couvrir l’actualité de leur ligue favorite, la NBA. Humour, quiz et débats au rendez-vous, le duo transmet sa passion du basket avec la touche First Team. « Prendre le meilleur du web et de la télévision » pour parler basketball sans langue de bois. « Allier l’interactivité du web à une production télé », un pari gagnant. Aujourd’hui, avec plus de 130 000 abonnés sur Twitter et près de 160 000 sur Youtube, First Team s’est établi comme l’une des références basket bleu blanc rouge. De formats courts sur Tiktok aux libres antennes sur Twitch, le media est omniprésent sur les réseaux sociaux. Une forte exposition , à laquelle Jeremy Raharifidy-Barbe n’est pas étranger. Depuis 3 ans, derrière il est l’un des hommes de l’ombre du projet. D’abord community manager, le jeune homme - de 24 ans - a rapidement gravi les échelons pour devenir brand content manager du media. Autant présent à la communication qu’au graphisme, il est en charge de « développer la stratégie de visibilité et d’image » pour que First Team se démarque. Jeremy Raharifidy-Barbe, brand content manager pour le media First Team, lors du NBA Paris Game 2024 à l'Accor Arena. Photos ig/@jeremyrhr C’est maintenant votre 2 de expérience dans le monde du basket. Après avoir travaillé pour la FIBA ( fédération dirigeant le basket international) en 2019, vous êtes aujourd’hui à First Team. Travailler dans le basketball, a-t-il toujours été votre objectif ou l’opportunité s’est-elle présentée naturellement ? Les 2 (rires). J’ai toujours été passionné par le basket et comme beaucoup, je rêvais de devenir joueur pro. Malheureusement, j’étais loin d’avoir le niveau et j’ai rapidement compris que ça allait être compliqué. A la sortie du lycée, j’étais un peu perdu, sans trop d’idées de ce que je voulais faire. C’est là qu’un proche m’a conseillé de me trouver une spécialité pour pouvoir travailler dans le monde du basket et je me suis alors dirigé vers la communication. J’ai alors enchaîné par un stage à la FIBA puis un CDD pour la coupe du monde de basket 2019. Et pourquoi First Team ? J’ai pris la première offre honnêtement. A l’époque , ils cherchaient un alternant community manager et j’ai simplement postulé. Je ne connaissais pas plus que ça le media, mais ça parlait basket, j’aime le basket: c’était le plus important. "Avec First Team, on cherche à proposer des formats types télés mais avec les codes du numérique". Aujourd’hui en France, on trouve de plus en plus de médias basket. Je pense à Trashtalk , aux éditions Reverse mais aussi à l’équipe beIN à la télévision. Au milieu de tous ces médias, comment est-ce que vous essayez de vous démarquer ? D’abord sur la forme. Avec First Team, on cherche à proposer des formats types télés mais avec les codes du numérique. On mise beaucoup sur la production et on essaye de se rapprocher le plus possible des standards TV. D’un autre côté, on essaye aussi de développer des choses en dehors des émissions. Par exemple, L’an dernier, on a pu diffusé et commenté des rencontres de Victor Wembanyama sur notre chaîne Twitch. Concrètement, on essaye toujours d’apporter une plus-value pour que les spectateurs trouvent un vrai intérêt à regarder First Team. Nous sommes un media qui n’a pas les droits, donc on doit se débrouiller pour trouver des manières de parler basket différemment. Le 2 décembre 2022. First Team a diffusé en direct - sur sa chaîne Twitch - la rencontre de Betclic Elite (première division du championnat de France de basketball) opposant les Metropolitans 92 de Victor Wembanyama au Fos Provence Basket. Crédit First Team. Quelles manières avez-vous trouvé pour parler basket même si vous n'avez pas les droits ? On a de la chance que l’accès aux images se développe vachement. La beauté du basket et de la NBA c’est que les gens y ont accès assez facilement. Avec Internet, tu cherches un highlight (moment fort) d’un joueur, tu le trouves en une recherche de 10 secondes. Ce n’est pas le cas dans tous les sports et ça change tout. La plus grande des catastrophes serait de parler de quelque chose que personne n’ait vu. Pour cette raison, on utilise beaucoup d'images, d'infographies, de tableaux... Donc vous essayez vraiment de faire quelque chose de graphique ? Exactement. C’est notre valeur ajoutée par rapport aux autres médias, sans les critiquer. "Web et télévision : on essaye de prendre le meilleur des deux formats". Un peu plus tôt, vous disiez essayer de prendre quelques codes du numérique. Lesquels ? Tout le côté interactif que permet le numérique : .les commentaires, le chat, les réactions. Globalement, on fait un grand effort pour essayer d’inclure nos abonnés à nos émissions. Qu’ils ne soient pas seulement spectateurs mais des fois, aussi acteurs. La télévision reste l’inspiration principale sur la forme, c’est sûr, mais on ne recopie pas tout aveuglément. Tout n’est pas parfait à la TV, il faut le reconnaître. Elle est parfois trop séquencée, trop hachée. Nous, on se laisse davantage de liberté dans la construction de nos émissions. Un format plus naturel, plus fluide sans que ça ne parte en freestyle non plus. Web et télévision, au final, on essaye simplement de prendre le meilleur des deux formats. Erwan Abautret à la présentation du First Day Show, émission phare du media. Photo Jérémy Raharifidy-Barbe/First Team). Avec First Team, vous êtes présents partout : sur les réseaux sociaux, sur Twitch. Partout sauf sur un support presse. Le dernier article sur votre site date de 2018, pourquoi avoir délaissé ce format ? Un site web ne nous rapportait pas assez par rapport au temps investi dessus. Pour tenir un site, il faut énormément de ressources et de discipline. Il vous faut plusieurs personnes pour rédiger et c’est compliqué dans notre cas. Nous ne sommes que 7 à First Team, clairement pas assez pour alimenter régulièrement un site. Pour notre media, on s’est dit que la carte à jouer était surtout sur les réseaux, soit youtube et Twitch. Donc c’était une vraie volonté de délaisser le site web mais peut-être qu’il reviendra un jour ! Aujourd’hui des options comme Tiktok ou Twitch sont plus avantageuses pour vous ? Beaucoup plus ! Et ça correspond plus à ce qu’on est et à ce qu’on fait. Les points forts de First Team restent les avis et les propos, le débat joue un rôle central dans tous nos concepts. . On aime bien le fait d’incarner nos opinions et pour ça le meilleur moyen est de nous voir et de nous entendre. Dans les modes de consommation actuels de contenus, c’est beaucoup plus percutant d’avoir la vidéo et l’audio plutôt que de lire sur un site. "Etre proche de ce réseau de joueurs : c'est une force qu'on essaye de valoriser au maximum". Dans vos émissions, vous recevez régulièrement des sportifs en tant qu’invités. Des internationaux français et joueurs NBA comme Nicolas Batum, Rudy Gobert ou même Victor Wembanyama l’an passé. La qualité des consultants , c’est aussi un point sur lequel First Team essaye de se démarquer ? Clairement ! L’objectif est que le public puisse identifier First Team comme « le media où où le ressenti des joueurs est mis en avant ». Tu l’as dit, bénéficier des analyses de joueurs NBA ça n’a pas de prix. Ca rend nos débats plus pertinents, on profite de l’avis « d’experts » et grâce à ça, on possède aussi des « insides ». Des anecdotes, des informations exclusives que d’autres médias n’ont pas. Donc oui, être proche de ce réseau d’anciens joueurs ou de joueurs actuels, c’est une force et on essaye de la valoriser au maximum. Les internationaux français Nicolas Batum (à gauche) et Kevin Séraphin (à droite) sont des invités récurrents des émissions First Team. Crédit FTSports Personnellement, quelle est votre plus grande fierté depuis que vous avez commencé à travailler à First Team ? Bonne question, certainement pour la coupe du monde de basketball 2023 aux Philippines. J’ai monté tout le projet qui a nous permis de couvrir la compétition directement sur place. Grâce à mon passage à la FIBA, je bénéficiais de connexions et je m’étais fixé comme objectif d’y bosser sur place pour cette édition. Bien sûr, c’est un long travail de mise en relation qui a commencé dès mon arrivée à First Team en 2019 mais ça a valu le coup. Au final je suis très fier qu’on ait réussi à couvrir la compétition. La Coupe du Monde 2023 ? Pas un très bon souvenir pour les Bleus … Oui, annoncé comme l’un des favoris, on s’est fait éliminé dès les poules … Heureusement que la compétition sur place était sympa parce que l’EDF (Equipe de France) était une vraie catastrophe (rires) ! L'équipe First Team, réunie aux Philippines, pour couvrir la coupe du monde de basketball 2023. Crédit ig/jeremyrhr "Pouvoir vivre en couvrant la NBA est un rêve qu'on espère partager avec plus de personnes". Quelle est la suite pour First Team ? Se développer encore plus ! Prochainement, on compte lancer un projet qui va révolutionner les médias baskets en France. C’est quelque chose d’inédit qui va changer First Team. Personnellement, j’espère qu’on continuera de grandir, qu’on sera davantage reconnu mais aussi qu’on puisse recruter plus de personnes. A First Team, on a la chance de couvrir le basket, la NBA et de pouvoir vivre de notre passion . Partager ce rêve avec d’autres personnes ce serait top ! Ces dernières années, vous organisez de plus en plus de voyages aux Etats-Unis. Vous avez interviewé Evan Fournier (joueur NBA et international français) directement depuis là-bas. Est-ce que votre but, sur le long terme, est d’être de manière plus constante en Amérique pour réaliser du contenu ? On s’est posé la question. Pour couvrir la NBA, c’est évidemment plus simple d’être sur place mais de manière permanente ? C’est irréalisable pour le moment. Cependant, on compte y rester un peu plus à des moments clés de la saison pour réaliser du contenu là-bas et interviewer des joueurs : développer ce côté France- Etats-Unis au final. Donc, on garde l’idée en tête, on espère que First Team continuera de se développer et qui sait (rires) ?
- WNBA : Portland Fire, le retard à l’allumage d’une expansion
Presque un an après l’annonce de l’obtention d’une nouvelle franchise WNBA, l’expansion de Portland peine à allumer la flamme. Entre soucis internes et déclarations peu rassurantes : après l’euphorie, l’heure est-elle à l’inquiétude pour le Portland Fire ? Une franchise WNBA dans «l’épicentre du sport féminin» paraissait comme une évidence. En septembre dernier, la ligue féminine de basketball octroyait à la ville de l’Oregon une nouvelle équipe WNBA pour un montant de 125 millions de dollars. Sur le papier, la proposition avait tout d’attrayante. Le retour d’une ancienne franchise ayant disparu, la promesse d’un centre d’entraînement flambant neuf à 150 millions de dollars et enfin l’expertise de propriétaires déjà dans le monde du sport. La famille Bhathal, derrière l’investissement, détient déjà des parts des Sacramento Kings en NBA. Originaires de Californie, ils ont construit leur fortune à la fin des années 60 dans l’industrie des maillots de bains avant de se concentrer sur le sport. Les Bhathal sont bien connus des locaux. Leurs enfants, Alex et Lisa, se sont implantés dans la ville en 2024 en rachetant le club voisin des Portland Thorns en NWSL (ligue féminine américaine de football) pour un montant record de 63 millions de dollars. Si les promesses étaient alléchantes, la flamme de l’expansion peine à s’allumer. La faute à un lancement peut-être tardif. Ce n’est que le 15 juillet – soit 10 mois après l’annonce de l’obtention – que les fans ont pu découvrir l’identité de leur franchise. A titre de comparaison, Toronto – autre ville qui rejoindra la ligue en 2026 – a dévoilé son identité dès décembre. Pour l’occasion, Portland a réuni plusieurs centaines de fans pour une fête de lancement. Dans une atmosphère festive, la 15 e équipe WNBA a révélé son logo et son nom : le Portland Fire. Il fait écho à la franchise du même nom disparue au début des années 2000 pour des difficultés financières. La fête de lancement était aussi la première fois que Clare Hamill, présidente intérimaire de la franchise, a pris la parole publiquement. Entre plusieurs questions, elle a pu s’exprimer sur l’inquiétude grandissante face à l’avancement de l’expansion. « On entend ces rumeurs comme quoi nous sommes en retard dans notre expansion, c’est faux. » tente de clarifier la Présidente du Fire. "Je vous assure que nous devons accélérer le rythme sur certains points et nous le faisons mais vous serez surpris lorsque vous verrez le résultat final !" - Clare Hamill La fête de lancement devant le Moda Center a réuni des centaines de personnes. Photo par Jenny Kane/AP Pas de fumée sans feu Alors pourquoi s’inquiéter ? Pour le Fire, Clare Hamill joue le rôle de pompière de service. Ancienne vice-présidente de la section féminine de Nike, ce n’est que deux semaines avant la fête de lancement qu’elle a rejoint la franchise pour succéder à Inky Son. Arrivée en avril, l’américano-coréenne était la première employée de la franchise. Grâce à ses précédentes expériences au NBPA (syndicat des joueurs NBA) et dans l’industrie de la mode (Calvin Klein), elle devait être « la personne idéale pour construire les fondations de la franchise » pour la famille Bhathal. Son passage n’a été que de courte durée. D’après les informations du The Oregonian – journal local - l’ancienne Présidente et l’organisation se seraient séparés d’un commun accord fin juin après un lancement de franchise « compliqué ». Il lui aurait été reproché le début d’expansion tardif du Fire et c’est donc Clare Hamill qui a hérité de la tâche. « Notre sentiment c’est que même après la disparition de la franchise, la passion ne s’est jamais envolée de Portland. Pendant presque 20 ans, les fans demandaient notre retour et c’est maintenant chose faite . » a déclaré Clare Hamill lors la fête de lancement. Avant ou sans Bhathal, Portland a longtemps été une cible de choix pour l’expansion WNBA. Toujours d’après le The Oregonian , la ligue était en processus de négociations avancées avec un groupe d’investisseurs mené par le millionnaire Kirk Brown en 2023. A quelques jours de l’annonce, le deal serait tombé à l’eau à cause de divergences sur le nom de l’équipe et d’un potentiel conflit d’intérêts. D’autres groupe d’investisseurs se sont manifestés pour amener la WNBA à Portland – dont l’un d’eux avec Damian Lillard comme actionnaire mineur – mais la ligue a privilégié l’offre des Bhathal grâce à leur expérience dans le monde du sport. 10 mois après l’annonce de leur obtention, Portland ne possède ni de président fixe ni même de General Manager alors que plusieurs grandes échéances arrivent dont la première sera la draft d’expansion. Elle est le passage obligatoire pour les nouvelles franchises. Au cours d’une cérémonie, elles composent leur roster à partir des joueuses laissés à disposition des autres équipes de la ligue. L’année dernière, la draft d’expansion s’était déroulée en décembre pour les Valkyries. Golden State le bon élève Autre expansion, autre situation. A l’inverse, la franchise de la baie vit peut-être une saison rêvée. Cette année, la franchise des Golden State Valkyries inaugurait sa première saison dans la ligue orange. Equipe compétitive, matchs à guichets fermés : à un peu plus de la mi-saison, « Ballhalla » - surnom du Chase Center pour l’occasion – est devenue l’une des arènes incontournables de la WNBA. Une réussite qui s’exprime en chiffres. Sur les parquets, leurs 14 victoires en 28 matchs marquent un déjà un petit exploit.. Dans l’histoire seul trois autres franchises ont remporté plus de matchs durant leur première saison. Dans les bureaux, selon le média statistique Sportico, les Valkyries seraient déjà la franchise la plus valorisée de la WNBA avec 500 millions de dollars d’estimation. Suivre le modèle Valkyries mais est-il temps de tirer la sonnette d’alarme ? Au milieu de ce flou, une chose est sûre : Portland pourra compter sur la présence de ses fans. La franchise a récemment annoncé avoir dépassé le cap des 10 000 demandes d’abonnements pour la saison à venir. De plus, les Thorns possédait la 3 e plus haute moyenne d’affluence sur la saison 2024 en NWSL (ligue féminine américaine de football). Surnommée « l’épicentre du sport féminin », la ville de Portland n’aura peut-être besoin que d’une étincelle pour s’enflammer pour les débuts du Fire en 2026 au Moda Center.
- « Pay us what you owe us »: les coulisses de la fronde du All-Star Game 2025
Si les caméras du monde entier étaient braquées sur les stars WNBA lors du All-Star week-end, c’est peut-être en coulisses que se jouait la véritable rencontre. Entre quatre murs, loin des distractions et des festivités, les joueuses menaient, ce week-end, une bataille plus importante : celle pour faire valoir leur droits. Lors du All-Star Game, la joueuse Brittney Sykes affichait une pancarte réclamant de meilleures salaires. Photo @Yahoosport C’est peut-être l’image de ce début de saison WNBA. Sabrina Ionescu et Caitlin Clark - deux des visages de la ligue - appelant à de meilleurs salaires. Ce dimanche 20 juillet pendant l’échauffement du All-Star Game à Indianapolis, le WNBPA (syndicat des joueuses) a frappé fort. L'ensemble des 22 joueuses sur le parquet portaient un t-shirt avec le même message inscrit dessus. " Pay Us What You Owe Us ". En plein coeur des renégociations du CBA, le WNBPA a profité du deuxième All-Star Game WNBA le plus regardé de l’histoire pour revendiquer leurs droits. L'action a duré toute la semaine, d'abord avec une réunion ce jeudi 17 juillet. Pour l'occasion 40 joueuses au total - comportant des membres du syndicat et en dehors- se sont réunies pour discuter du nouveau CBA avec Cathy Engelbert, la commissionnaire de la ligue. Il est le principal point de rupture des négociations. Le Collective Bargaining Agreement ou “CBA” est l'équivalent de la Constitution en WNBA. Des grilles de salaires en passant par le nombre de matchs par saison, à la draft : il est essentiel. C’est un contrat entre les propriétaires et le syndicat des joueuses qui établit toutes les règles et fondations de la ligue. Il est valable 5 à 7 ans. Fin octobre, le WNBPA a décidé d’opt-out pour négocier de “ meilleures conditions de travail ”. Sans accord signé d’ici novembre, la WNBA risque une grève en 2026. Les joueuses sont ressorties bredouilles de la réunion du 17 juillet. Breanna Stewart, vice-présidente du WNBPA et joueuse du Liberty a qualifié la rencontre " d'occasion manquée ". "Le point positif c'est que les joueuses et la ligue ont pu se rencontrer pour discuter mais nous aurions pu entrer beaucoup plus en profondeur dans les négociations. C'est une occasion manquée." Kelsey Plum (à gauche) et Caitlin Clark (à droite) habillés des t-shirts du mouvement. Photo Trevor Ruszkowski Si d'après les informations d'ESPN, les joueuses semblent s'accorder sur davantage de droits pour les joueuses retraités et des familles, les deux camps sont encore éloignés sur la question des salaires. Le revenue share au coeur des tensions Moins de 10%. C’est le pourcentage d’argent reversé aux joueuses sur le total généré par la ligue. Un chiffre bien en dessous des presque 50% du “Big Four” - les 4 ligues sportives américaines majeures. En plus de meilleures conditions de travail, le WNBPA espère négocier de meilleurs salaires et nouveau revenue share. Pour négocier les joueuses comptent s'appuyer sur l'explosion d'intérêt de la WNBA et plusieurs signaux sont au vert pour la ligue orange. Le premier, les audiences ont presque triplées en 2024. Cette augmentation peut être attribuée à l'entrée dans la ligue de jeunes joueuses prometteuses comme Caitlin Clark, Angel Reese et devrait se poursuivre avec les arrivées de Paige Bueckers cette saison ou encore de Juju Watkins d'ici 2027. Deuxième signal, de plus en plus de franchises sont intéressées par rejoindre la WNBA. De 12 équipes en 2024, ce chiffre atteindra les 18 en 2030. Au début du mois, Cathy Engelbert a annoncé les arrivées de Cleveland, Detroit et Philadelphie d'ici la fin de la décennie pour un montant d'admission de 250 millions de dollars chacune. Enfin le nouveau contrat des droits TV rentre aussi dans la balance. La WNBA a signé un accord sur 11 ans de 2,2 milliards de dollars. L'équivalent de 200 millions par saison alors que le précédent n'était que de 60. Si plusieurs arguments penchent dans la balance des joueuses, les négociations sont loin d’être gagnées. Pour l’instant, la ligue ne génère toujours pas de bénéfices. Adam Silver - commissionnaire de la NBA - avouait en 2018 que la WNBA perdait environ 10M/saison. Ce chiffre atteint même les 40 millions de dollars de pertes en 2024. Ces pertes sont compensées par la ligue masculine qui détient environ une soixantaine des parts de la WNBA. Les fans choisissent leur camp Sauf que la situation a changé. Poussée par les récents investissements (nouveaux droits TV, expansion), la WNBA voit peut-être enfin le bout du tunnel. Après 29 saisons la ligue orange pourrait voir le vert. Dans leur combat pour faire valoir leurs droits, les joueuses se sont trouvés des alliés : les fans. Grâce à des pancartes, des t-shirts et des chants:“Pay them”, “Pay them” . Le public d’Indianapolis était au rendez-vous pour soutenir la cause des joueuses. Depuis le All-Star Game, des scènes similaires se sont produites dans plusieurs salles WNBA. "Avoir le soutien des fans est inestimable. Leurs chants m'ont donné des frissons et avec eux à nos côtés nous exerçons une pression de plus sur la ligue." - Napheesa Collier, vice-présidente du WNBPA Alors joueuses ou ligue qui a le plus à perdre ? En cas de non-accord d’ici le 31 octobre , la WNBA se dirige tout droit vers une grève en 2026. Si les conséquences pourraient être catastrophiques pour la WNBA, les joueuses ont des alternatives. Depuis la création du championnat orange, elles ont l'habitude de jouer à l'étranger - en Europe ou en Asie - pour compenser leurs faibles salaires. Mais ces dernières années, deux ligues indépendantes ont vu le jour: Athletes Unlimited et Unrivaled fondée par les joueuses Napheesa Collier et Breanna Stewart. Ces deux nouvelles ligues américaines se jouent l’hiver avant la saison WNBA. Elles offrent de meilleures salaires aux joueuses et en cas de grève, tous les yeux seraient rivées sur elles. Athletes Unlimited et Unrivaled pourraient donc être les grandes gagnantes d'un "no deal" entre le WNBPA et les propriétaires. On peut penser que la ligue tentera d'éviter à tout prix une grève lors des saisons d'inauguration de Toronto et Portland, qui rejoindront la ligue la saison prochaine. Comme motif d'espoir, la date du 31 octobre ne représente pas une fin en soit. Pour le dernier CBA, les discussions s’étaient prolongées jusqu’au 14 janvier avant qu'un accord ne soit trouvé entre les deux camps.
- Donald Trump renverse l’échiquier mondial
Economie, alliances et guerre commerciale. Trois mois après son intronisation à la Maison Blanche, le 47 e Président des Etats-Unis rebat les cartes. Plus puissant et plus expérimenté que jamais, Donald Trump menace l’équilibre mondial. Photo illustration: Shoshana Gordon/Axios. Photo: Eduardo Munoz Alvarez-Pool/Getty Images Une position ferme, sans place pour les compromis : tous les signaux étaient visibles dès le 28 février. Devant les caméras du monde entier, le Président américain Donald Trump réprimande le chef d’État Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale. Reçu pour négocier un potentiel accord sur les minerais ukrainiens - très vite - le ton hausse. D’un échange s’ensuit un combat de coqs à deux contre un. Soutenu par son vice-président, la voix du tandem J.D Vance – Donald Trump porte plus. Trump – Vance ou Vance – Trump. Le duo se relaie pour interrompre et couper la parole à Zelensky, esseulé et assailli de critiques. « Vous devriez être reconnaissant. Ça va être un accord difficile à trouver car il faut changer d’attitude » avertit le chef d’État américain. Alors que Volodymyr Zelensky quitte la négociation bredouille, sans accord, Trump, lui, repart en ayant affirmé sa position. Avant lui, sous le mandat de Joe Biden (2021-2025), les Etats-Unis se sont illustrés comme le principal soutien financier à l’Ukraine. Selon le Kiel Institute - un institut de recherche économique allemand - Washington aurait accordé 114 milliards d’euros à Kiev depuis le début de l’invasion russe en février 2022 contre 137 milliards au total pour l’Europe. Avec cette conférence de presse, le milliardaire de 78 ans confirme son changement de cap. « La guerre entre l’Ukraine et la Russie est celle de Biden, pas la mienne » se dédouane-t-il sur son réseau social Truth. Moins d’aides à Kiev, moins d’imports étrangers au profit de l’« America First », l’Amérique avant tout. En chamboulant l’Amérique, Donald Trump fait rentrer le monde dans une « nouvelle ère » d’après le Ministre de l’Economie, Eric Lombard. La vengeance comme moteur « A l’époque, il y avait des forces dans le parti Républicain qui pouvait le canaliser. Aujourd’hui Trump n’a plus aucun contre-pouvoir. » observe le spécialiste de géopolitique. Donald Trump, Moktar Gouad en a vu l’avènement. Installé à New York de 2014 à 2022, l’ancien journaliste de France 24, a suivi l’évolution du milliardaire en politique. « Aujourd’hui, il a l’expérience du fonctionnement du gouvernement et sait comment utiliser les agences pour punir ses ennemis ou restreindre le droit dans certains Etats . » affirme-t-il. Avec les deux Chambres et la Cour Suprême en sa possession, Donald Trump est plus expérimenté et plus puissant que lors de son premier mandat. Selon Moktar Gouad, un sentiment de « vengeance » motive le second mandat du milliardaire américain. Les tarifs douaniers : suite logique. Le « Liberation Day » - jour de la libération en français – a eu l’effet d’un coup de massue sur les bourses mondiales. Le résident de Mar-a-Lago a mis en place, le 5 avril, de nouvelles taxes sur les importations. De 10 à 20 %, dans un premier temps selon le pays, elles étaient censés inaugurer un nouvel « âge d’or pour l’économie américaine ». Elles ont frappé de plein fouet le reste du monde mais la Russie et la Corée du Nord font partie des pays rescapés. Pourtant anciens adversaires historiques, la Maison Blanche a choisi de ne pas leur infliger de taxes supplémentaires et justifie ce choix par le fait « qu’ils subissent déjà lourdes sanctions » déclare Scott Bessent, secrétaire au Trésor. Le président russe Vladimir Poutine et le leader nord-coréen Kim Jong-un portent un toast au rapprochement de leurs deux pays, lors d’une réception à Pyongyang, le 19 juin 2024. PHOTO VLADIMIR SMIRNOV/AFP « Canada is not for sale » : au Canada, la haine de Trump devient un argument de campagne Presque personne n’a été épargné, pas même ses alliés historiques, l’Union Européenne et le Canada. « Trump est là pour casser les codes établis depuis la Seconde Guerre mondiale » pense Manuel Destanque, professeur d’anglais. Pire encore pour son voisin, la Maison Blanche a infligé une taxe de 25 % sur toute les importations. En atteignant 960 milliards de dollars de commerce total entre les deux pays en 2022, d’après le gouvernement canadien, Ottawa représente le plus proche et plus grand partenaire commercial de Washington. Pas de quoi ralentir les envies de conquêtes de Donald Trump. Insatiable – au cours des dernières semaines - le milliardaire a répété plusieurs fois sa volonté de vouloir annexer son voisin. « Le Canada doit devenir notre 51 e État » milite l’homme de 78 ans. Des déclarations, parfois sur le ton de l’humour, qui ont tendance à « renforcer » le patriotisme canadien selon Mike Laviolle, journaliste français expatrié à Toronto. « C’est davantage un sentiment anti-Trump » atteste Mike. « Lors des rencontres officielles entre les deux pays, l’hymne américain a tendance à être sifflé. Le canadien, lui, est peut-être plus chanté que jamais . » confirme le Français. Un « sentiment anti-Trump » devenu un argument de campagne. A 10 jours des élections fédérales anticipées, des candidats misent sur le nationalisme pour gagner des voix. Sur les casquettes on peut lire les slogans « Protect Canada » ou « Canada is not for sale » misant sur le patriotisme. Des casquettes qui font fureur. « On a déjà reçu des milliers de commandes » , révèle Liam Mooney à l’initiative du projet aux micros de CTV News . « L’idée d’origine était de créer une casquette en opposition à MAGA. En quelques semaines, nous avons déjà dépassé 450 000 dollars de commandes. » « Canada not for Sale » - le « Canada n’est pas à vendre » en français – sur la casquette du Premier Ministre de l’Ontario, Doug Ford pour son meeting de campagne à Ottawa. Photo prise le 15 janvier 2025. Crédits THE CANADIAN PRESS/Justin Tang Le vainqueur populaire en baisse de popularité Un sentiment « anti-Trump » aussi présent aux Etats-Unis. Plus les jours passent et plus la côte de popularité de Donald Trump baisse dans les sondages. D’après la dernière enquête de Reuters/Ipsos , son taux d’approbation n’atteint que 43 % en avril . Une chute de 4 % - soit son plus bas taux depuis le début de son second mandat. « L’inflation monte et le citoyen américain commence à ressentir les effets de la politique Trump .» explique Moktar Gaouad. Des pancartes « NO TRUMP » aux drapeaux en soutien à l’Ukraine. Ces dernières semaines, à travers tout le pays, des centaines de manifestations ont été organisées pour protester contre son gouvernement. « Aux Etats-Unis, beaucoup de personnes désapprouvent son comportement. Ils n’aiment pas qu’un Président contredise la Cour Suprême et les décisions de justice. Alors ça mettra du temps mais si Donald Trump ne rectifie pas sa politique actuelle, il aura affaire à de plus en plus d’Américains insatisfaits. » conclut le journaliste de France 24. L’annonce de la pause de 90 jours sur les tarifs calmera peut-être leurs ardeurs. Avec la Cour Suprême et les deux Chambres en sa possession, la seule menace pour Donald Trump est peut-être bien l’opinion populaire. Manifestation devant le Bâtiment fédéral de Milwaukee. Photo prise le 5 avril 2025 à Milwaukee/ Crédits USA Today.
- Marine Le Pen condamnée à 5 ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics : “Je ne me soumettrai pas à un déni de démocratie”
Invitée ce lundi sur le plateau du JT de TF1, la figure du Rassemblement National a plaidé son innocence. Alors qu’elle prévoit de faire appel, Marine Le Pen a été condamnée à 5 ans d’inéligibilité et devrait donc manquer les prochaines élections présidentielles. Marine Le Pen interviewée au 20H de TF1 pour réagir à sa condamnation d'inéligibilité. Crédit : Thomas SAMSON / POOL / AFPCrédit “ Il n'y a pas eu d’enrichissement personnel, ni de corruption ”. Pour sa première intervention publique depuis le verdict, - l’ancienne Présidente du Rassemblement National - a refusé de s’avouer vaincue. Interviewée sur le plateau du JT de TF1 , Marine Le Pen a nié être coupable de détournement de fonds public s dans l’ affaire des assistants parlementaires du RN. “ Une décision politique a été prise ” dénonce la politicienne, “ La Présidente du Tribunal dit “je vais vous rendre inéligible tout de suite ” précisément pour m’empêcher d'être élue Présidente de la République” pointe du doigt Marine Le Pen. C’est tout le RN qui en ressort sonné. Avec un préjudice estimé à plus de cinq millions d’euros contre eux, plusieurs des membres phares ont été reconnus coupables. Louis Aliot, ancien président du groupe, le député Julien Odoul et Marine Le Pen. La Présidente du groupe à l’Assemblée a été condamnée à 5 ans d'inéligibilité et devrait manquer les prochaines élections présidentielles. “ Je crois que l’Etat de droit a été totalement violé par la décision rendue ” conteste la politicienne, “ Je ne me soumettrai pas à un déni de démocratie .” déclare la députée du Pas-de-Calais. Jordan Bardella, candidat désigné pour 2027 ? Marine Le Pen dans les cordes - naturellement - le nom de Jordan Bardella apparaît comme une évidence. Si le député européen - arrivé en tête du premier tour des dernières législatives - apparaît comme la solution de secours, Marine Le Pen refuse de s’avouer vaincue. Elle décline se projeter sur sa nomination pour la course à l’Elysée. “ Jordan Bardella est un atout formidable pour nous que j’espère pouvoir utiliser plus tard. Je reste combative. Je ne vais pas me laisser éliminer ainsi et vais utiliser les voies de secours à ma disposition ” réplique la leader du RN. Les yeux rivés sur le prochain round, Marine Le Pen refuse de baisser les poings. L’ancienne présidente du groupe a annoncé vouloir faire appel de la décision. Le combat devrait être long, la leader du RN devrait être fixée en 2026.
- « Sortir la France du piège du narcotrafic », la proposition de loi contre le trafic de stupéfiants examinée ce mardi au Sénat
Grand jour pour la proposition de loi contre le narcotrafic. Examinée cette après-midi au Sénat, elle espère « réarmer la France face au trafic de drogues » grâce à un nouveau parquet anti-criminalité : le PNACO. Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, au Sénat, le 1er février 2023 Elle espère faire « sortir la France du piège du narcotrafic ». Annoncée cet été, la proposition de loi contre le trafic de drogues passe enfin l’épreuve du Sénat. A 14h30, débuteront les pourparlers sur l’examen du texte contre le trafic de stupéfiants. Erigée comme la « grande cause nationale » par Bruno Retailleau, la proposition de loi espère donner une impulsion à la lutte contre le narcotrafic en donnant plus d’outils aux forces de l’ordre. Les discussions devraient, cependant, être de courte durée. Porté par les sénateurs de la Saône-et-Loire et du Rhône - Jérôme Durain (PS) et Etienne Blanc (LR) - le texte transpartisan semble faire l’unanimité à gauche comme à droite rue Vaugirard. La proposition vise à restructurer le système judiciaire grâce à de nouvelles dispositions. PNACO : la création d’un nouveau parquet anti-criminalité ? Pour faire la guerre, il faut des armes et le locataire de la place Beauvau compte s’appuyer sur le PNACO comme fer de lance. Elle est peut-être la mesure phare de la proposition de loi : la création du Parquet National Anti-Criminalité Organisé (PNACO). « Elle luttera contre la criminalité organisée comme un parquet national lutte contre le terrorisme et ça a montré ses preuves » , a affirmé le Garde des Sceaux Gérald Darmanin, hier, lors de son intervention sur TF1 . Le PNACO collaborerait étroitement avec les ministères de la Justice et celui de l’Economie et des Finances afin de « r éarmer l’État face au narcotrafic » explique Bruno Retailleau. Un secteur en plein essor. En 2023, plus d’un million de Français aurait consommé au moins une fois de la cocaïne contre « seulement » 600 000 en 2017 – soit une hausse de 40 % selon l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances Addictives (OFDT). Ainsi, la guerre anti-drogue sera coûteuse pour Bruno Retailleau. Le Ministère de la Justice évalue à hauteur de 130 millions d’euros la création du PNACO. Moins coûteuses cette fois-ci, la proposition prévoit aussi la création de nouvelles mesures mineures pour enrayer le narcotrafic. « L’injonction pour richesse inexpliquée » obligerait les suspects à s’expliquer sur leurs trains de vie. Plus répressive, l’injonction pour «appartenance à une organisation criminelle » permettrait de geler les comptes et avoirs des suspects. Si approuvée par le Sénat, la proposition de loi devrait alors être présentée fin février devant l’Assemblée nationale.
- Benjamin Moubèche, le journaliste français parti à lasso du Texas
Directement depuis le Texas, le journaliste de 24 ans a vécu toute la saison aux côtés des géants de la NBA. L'uns d'eux, un colosse français de 2m20 pas comme les autres - a suscité son admiration. Retour en portrait sur Benjamin Moubèche: le journaliste qui a marché dans les pas du géant Victor Wembanyama. Benjamin Moubèche photographié par Tom Orsborn pour le San Antonio Express-News. 2024 Fin 2023, en préparant son départ pour le Texas, Benjamin Moubèche avait entendu parler des mythiques crop circles et des ovnis du sud des Etats-Unis. Une terre aride, parsemée de mystères - c'est ce qu'on lui avait dit. Sceptique, peut-être trop confiant, il n'était pas au bout de ses surprises. Il n'aurait jamais imaginé tomber nez à nez avec un "Alien" - du moins son surnom - Victor Wembanyama . Cette saison, le journaliste français, de 24 ans, a couvert toute l'actualité autour du phénomène. Retour en portrait sur Benjamin Moubèche: le journaliste qui a marché dans les pas du géant "Wemby".
- Podcast sportif américain : le genre à la conquête de l'ouïe
5e catégorie la plus écoutée aux Etats-Unis en 2023, le podcast sportif est un genre prisé par les auditeurs mais aussi par les médias. Plus qu’un support populaire il est LE format « référence » pour tous les plus grands journalistes sportifs qui se lancent à la conquête de l’ouïe américaine. Ces podcasts dominent la catégorie et sont parmi les plus écoutés. « Parler basketball autour d’un verre de vin » était la motivation derrière la création du podcast « Mind The Game ». Lancé 2 semaines plus tôt - par l’ancien basketteur devenu journaliste JJ Redick et son compère toujours en activité, Lebron James – les deux hommes promettaient « d’enseigner la réelle signification du basket » à leur auditeurs. Vocabulaire d’avisés et pancartes de coachs sortis, les deux hommes prennent place chaque semaine autour de la table pour échanger « X et O », l’aspect tactique de leur sport favori. Assurément aidé par la présence de la star Lebron James, cette « promesse » a séduit bon nombre de fans. Ce mercredi pour la sortie de son troisième épisode, « Mind The Game » s’est hissé à la 8e place des podcasts américains les plus écoutés sur Spotify, la plus grande plateforme d’hébergements aux Etats-Unis. Nouveau né, le media de JJ Redick et Lebron James, est le dernier en date d’un genre qui fait fureur outre-atlantique : le podcast sportif. Le podcast sportif : 5e genre le plus écouté aux Etats-Unis Pour comprendre le phénomène : une statistique. Selon l’institut de recherches Edison, le podcast sportif est le 5e genre le plus populaire aux Etats-Unis sur le premier trimestre 2023. Un genre populaire et très répandu. Aux Etats-Unis, des podcasts sportifs : il y’en a pour tous les goûts. Parmi eux : « Mind The Game » - évoqué plus tôt - cadet des podcasts basé sur l’analyse et la tactique. Cependant, à l’inverse, certains font le choix d’adopter un ton plus léger et plus accessible. C’est le cas de « Pardon My Take » et son côté « bande de potes » du media Barstool Sports ou de « New Heights », le podcast sur les coulisses du football américain. A eux 3, ces podcasts représentent les fers de lance du genre auditif. Habitués du classement Spotify, ils se classent dans le top 35 des contenus les plus écoutés aux Etats-Unis. Seulement, en France, le podcast sportif est un genre beaucoup moins populaire. Selon l’ACPM, il ne se classe que 8e des genres les plus écoutés. Soit 6 fois moins que les podcasts catégorisés « Culture et société », en têtes du classement. Pire encore, d’après les statistiques Spotify, il faut descendre jusqu’à la 65e position - avec l’After Foot - pour trouver le podcast sportif français le plus écouté. Comment expliquer cette différence avec les Etats-Unis ? « Ici, presque tous les plus grands journalistes sportifs animent un podcast » Benjamin Moubèche photographié par Tom Orsborn pour le San Antonio Express-News. 2024 Benjamin Moubèche en a été témoin. Cette saison en NBA, au Texas - outre la présence de Victor Wembanyama - les conférences de presses ont un accent « frenchy ». Loin d’être intimidé malgré sa jeunesse ou sa petite taille , Benjamin Moubèche s’est imposé pour se faire une place au milieu de ses pairs américains. Fin 2023, le journaliste s’est installé au Texas afin de couvrir les premier pas de celui qu’on surnomme « Wemby » dans la ligue américaine. Toute la saison le journaliste, formé à Paris, a pu constater le « fossé » qu’opposent les deux conceptions du journalisme. «Le journalisme sportif américain se rapproche davantage de l’édito » témoigne Benjamin Moubèche. "En France, on demande aux journalistes sportifs de rapporter l’information de manière neutre et factuelle, là où les Américains se concentrent surtout sur l’analyse de l’information. C’est un journalisme d’opinions". - - Benjamin Moubèche Une conception qui sied au support du podcast, un format où l’incarnation est clé. De Zach Lowe, journaliste du géant de l’information ESPN, à Bill Simmons, fondateur du media The Ringer : tous les plus grands journalistes sportifs américains s’essayent à l’exercice. Toujours orientés édito, ils y partagent leurs opinions et ressentis sur l’actualité. Un format devenu « référence » selon Benjamin Moubèche. « Ici, tous les journalistes sportifs les plus connus animent un podcast à leurs noms. Les podcasts centrés autour d’une personne sont devenus un modèle référence. » La plus-value selon le journaliste français ? « C’est un journalisme plus divertissant, plus attrayant et qui apporte davantage au lecteur ou l’auditeur. », juge l’expert NBA, « Le journaliste sur place nous fait part de son expertise. Les faits sont aussi rapportés mais de manière différente. ». Les Américains : 1er auditeurs mondiaux de podcasts Les Américains : mastodontes du marché du podcast. Selon l’institut de recherches Edison, en 2023, 40 % des internautes Américains – soit environ 130 millions de personnes – écoutent, mensuellement, au moins un podcast. Ils dominent donc, largement, les autres pays dont la Chine deuxième du classement avec presque 120 millions d’auditeurs mensuels. Quant à la France, elle se retrouve 7e au classement des classements des pays consommant le plus de podcasts avec 17 millions d’auditeurs par mois . Avec presque 500 millions d’auditeurs en 2023, Le marché du podcast est en croissance constante. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Article écrit le 3 Avril 2024
- Les médias traditionnels chamboulés par les nouveaux médias sportifs
4 journalistes expérimentés se projettent sur le futur de la profession de journaliste. Qu’adviendra-t-il du métier ? Flaviens Bories (à gauche), Caroline Henry, Thierry David et Jean-François Pérès (à droite) se projettent sur la profession de journaliste. En parallèle des nouveaux médias, de nouveaux "journalistes" émergent. Récemment, le streamer Zack Nani a interviewé des personnalités sportives comme Didier Drogba ou même Samir Nasri. Ces créateurs de contenus, les considérez-vous comme des journalistes ? Et si, non, qu'est-ce qui les en sépare ? Jean-François Pérès, responsable sport du JDD : " Actuellement, nous sommes dans une espèce de "zone grise". Leur démarche se rapproche du journalisme parce qu’ils réalisent des interviews qui vont être reprises dans les médias. Donc c'est une approche similaire mais différente à la fois. Moi, je travaille pour un media avant tout et pas à mon propre compte, je suis le rédacteur en chef d’une rubrique DANS un journal. Ces gens travaillent pour eux, pour leur audience et leur public qui leur fournit des revenus. Le plus difficile, c’est d’arriver à tracer une sorte de frontière entre le journalisme qu’on affiche dans ces interviews et les initiatives ou intérêts plus personnels qu’on amène à défendre. C'est important d'être le plus honnête et le plus clair possible vis-à-vis de son audience. Lorsqu'ils réalisent leurs interviews, adoptent-ils une posture de journaliste, d'influenceur, ou d'ambassadeur d'une marque ? Il faut le clarifier et je pense qu’il faudrait mieux statuer la définition du journaliste.". Flavien Bories, chroniqueur football, Canal+ : Bonne question. Journaliste c'est une façon de penser et de travailler différente. Pour prendre l'exemple de Zack Nani, lorsqu'il réalise des interviews avec des sportifs: le ton est très amical. Le considère-t-il comme un journaliste ou plutôt comme un ami avec qui échanger ? C'est une question qui mérite de se poser mais je ne me sens pas légitime à trancher. Caroline Henry, directrice adjointe des rédactions sports, Canal + : "Le médecin a un caducée, il prête serment; le journaliste , lui, a sa carte de presse. C'est le garde-fou de la profession et elle établit votre statut : vous faites partie d'un media, le media s'engage pour vous, vous êtes journaliste. Elle est donc nécessaire pour qu'ils soient considérés comme membres de la profession , surtout qu'elle facilement accessible. Donc, si la commission de la carte les en juge aptes à en posséder une, ils le sont.". Thierry David, rédacteur en chef golf , Canal + : Pas du tout. Ces créateurs de contenus cherchent à faire du "clic" en priorité. On le demande aussi aux journalistes de nos jours, mais ce n'est pas notre mission première. Nous devons informer, poser les bonnes questions et satisfaire nos téléspectateurs et ceci comprend poser les questions difficiles. Aujourd'hui avec les fanpages, les blogs, les community managers et certains créateurs de contenus: on perd l'essence du journalisme. L'information est filtrée et sélectionnée, ils réalisent des interviews de "complaisance". L'invité répond à des questions, souvent choisies à l'avance. Un exercice de communication donc qui prend de plus en plus de place. A Canal, on l'observe lors des compétions de golf. A côté des journalistes, les créateurs de contenus sont accrédités à suivre les sportifs et à leur poser certaines questions. Je le regrette malheureusement. L’an dernier RMC a confié l’affiche d’Europa League : Barcelone- Manchester United à des streamers sur Twitch. Des créateurs de contenus qui prennent la place de journalistes, est-ce un danger pour la profession ? Jean-François Pérès, responsable sport du JDD : « C'est un signe que notre métier évolue et qu'il faudra s’adapter. L’an dernier au JDD, nous avions lancé des initiatives réunissant des créateurs de contenus. L'objectif était de toucher les plus jeunes qui s'informent de moins en moins avec les supports traditionnels. Nous avons donc essayé de joindre notre tradition journalistique à la nouveauté qui est susceptible de venir grâce à ces personnes-là. Ces "influenceurs" sont importants et ils ont une place, à nous de nous adapter. Aujourd'hui les journalistes côtoient de plus en plus des "influenceurs" .". Flavien Bories, chroniqueur Canal + : « On devra observer la situation, assurément. Les créateurs de contenus posent de nouvelles questions qu’il sera intéressant d’observer. ». Caroline Henry, directrice adjointe des rédactions sports, Canal+ : "Non, ils sont un complément. Ils représentent une autre façon de voir un match, de le décrypter et s'adressent souvent à un public beaucoup plus jeune. Ils sont une autre manière de voir et de traiter l'information tout simplement." Thierry David, rédacteur en chef golf, Canal + : « Le commentaire sportif et le divertissement ont toujours été liés. En tant que journaliste sportif, notre objectif est de partager l'émotion et de donner du plaisir à ceux qui nous écoutent, il se rapproche de "l’entertainement" dans un sens. Le commentaire laisse place à la liberté, à la spontanéité et je ne vois pas de problème à ce que des streamers s'y essayent. On peut tenter des trucs et je trouve ça amusant. Donc pourquoi pas !".
- Trashtalk, le media basket "licorne"
Lancé en 2012, Trashtalk s’est rapidement établi comme la référence basketball en France. Unique de par son ton, son contenu et son ascension, il représente l’anomalie des médias émergents – ou une « licorne » comme on aime l’appeler au basket. Alexandre Martin (à gauche) et Bastien Fontanieu (à droite) sont les cofondateurs du media Trashtalk, référence basket en France. Image Trashtalk, le 14 mars 2020. Alex et Bastien ou Bastien et Alex. Passionnés de sports et amoureux de la balle orange, ce duo vous parle certainement. Pour les autres : sur X (anciennement Twitter), tard dans la nuit, il n’est pas rare de retrouver les mythiques « Tous direction Los Angeles !» de Bastien. Pas rare non plus de voir Alex - son partenaire - s’extasier devant la dernière victoire des Phoenix Suns, son équipe de cœur. Ces deux amis bercent quotidiennement les soirées des fans de basketball en France. Ils sont les cofondateurs du media Trashtalk, LA référence basket bleu blanc rouge. Avec plus de 450 000 abonnés sur Twitter et presque 200 000 sur YouTube, le media s’est établi comme le plus grand media basket français. Sous formes d’articles, vidéos sur Youtube, lives occasionnels sur Twitch mais surtout une forte présence sur les réseaux sociaux : ils couvrent l’ensemble de l’actualité NBA. « Trashtalk », un nom en référence aux « joutes verbales » en NBA, c’est-à-dire, des techniques de déstabilisation. Trashtalk : objectif parler basket à tous Le nom donne le ton. Loin du media classique, Trashtalk se veut être à part, unique. Ambiance discussion de comptoir, le media mise sur un ton décalé. 2012, l’arrivée de beIN Sports, en récupérant les droits NBA, bouleverse l’écosystème médiatique basket. Les deux hommes vont en profiter pour s’engouffrer dans la brèche et proposer un « angle de media différent ». Créé la même année, le « bébé » de Bastien et Alex naît pour «combler un manque ». « On voulait parler aux non-initiés », explique le cofondateur Alexandre Martin, « On était une équipe de passionnés d’écriture et de basket qui cherchait à faire découvrir ou redécouvrir la NBA aux gens en racontant des histoires. ». Proposer un contenu « accessible », c’est ce qui pousse l’équipe d’une dizaine de membres à rédiger ses premiers articles. Bien qu’Alex et Bastien soient les visages qui incarnent le média, dès leurs débuts, ils sont aidés par d’autres bénévoles qui contribuent au projet. « Au départ, tout le monde écrivait gratos » concède Alex. Trashtalk n’est pas rentable et les deux hommes doivent « compter sur leurs amis » pour les épauler. Même cas de figure pour leurs premières vidéos en 2015. « J’avais la chance d’avoir un ami réalisateur : Léonce. Il possédait déjà, chez lui, des caméras, des ordis et des micros. Ca nous a permis de commencer sans que ça ne nous coûte trop cher. ». confie le quarantenaire. Simon (à gauche), journaliste et autre ami de Alex et Bastien, participe régulièrement aux émissions de la chaîne. L’anomalie Trashtalk « « Vous êtes des fous, c’est n’importe quoi ! ». Au départ, personne ne voulait de notre émission ! ». C’est ce que déclare Alexandre Martin et il est facile de le croire tant Trashtalk représente une anomalie chez les médias émergeants. Dans le format culte des émissions « Apéros », publiés sur leur chaîne youtube, Alex et Bastien s’adonnent au décryptage de l’actualité NBA. Un studio avec deux poufs en guise de chaises et quelques figurines pour la décoration leur suffisent, les deux amis sont lancés. « Sur notre chaîne, on réalise beaucoup de vidéos historiques qui permettent de comparer les joueurs. » indique le cofondateur Le spectateur peut alors avoir l’impression d’assister à une « discussion de comptoir » entre deux amis, un sentiment que cherche à créer Trashtalk. « Moi c’est ça qui me fait kiffer ! » , confie Alex , « J’adore les discussions de comptoir et me demander quel joueur est le meilleur. Avec Trashtalk, être proche de notre audience a toujours été le but. » développe-t-il. Bastien et Alex aux côtés de deux fans lors du NBA Paris Game. Photo prise le 11 janvier 2024 à l'Accor Arena. Dans des formats de 40 minutes à parfois plus d’une heure, les deux amis passent au peigne fin l’actualité de la ligue américaine. Un format long, « déconseillé » mais qui n’a pas empêché le media de continuer. « Des chaînes de télés aux professionnels : tout le monde nous conseillait de privilégier un format plus court. Avec Bastien, ça ne nous plaisait pas. On voulait prendre le temps de discuter. » A une époque où les contenus de quelques minutes sont monnaie courantes, notamment sur TikTok et Instagram, Trashtalk a choisi d’aller à contre-courant et de persévérer avec son format « Apéro ». Peut-être l’exception qui confirme la règle. Il est aujourd’hui le format le plus populaire et le « fer de lance » de leur chaîne. Une anomalie. "Sur nos vidéos de 40 minutes, le temps de visionnage moyen est d’environ 25 minutes. C’est un chiffre énorme et quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs". - Alexandre Martin, cofondateur de Trashtalk « SO Press nous a apporté des contacts et de la crédibilité » 2015 : la lumière au bout du tunnel ? Depuis sa création, Trashtalk n’a cessé de grandir. Le lancement de leur chaîne youtube rencontre un « succès ». De plus en plus de personnes s’intéressent au media et parmi eux : Franck Annese. « Séduit » par le projet, le chef d’entreprise décide d’investir sur le media porté par les deux hommes. Avec sa maison d’édition So Press – détenant par exemple Society – il rachète 20 % des actions de Trashtalk. Le media passe une nouvelle « étape », désormais, ils disposent de locaux, collés à ceux de So Foot. Plus que l’aspect matériel ou financier, le rachat partiel de SO Press offre à Trashtalk des opportunités, « quelque chose qui vaut beaucoup plus que de l’argent » juge le cofondateur. « So Press nous a apporté des contacts et de la crédibilité », affirme Alexandre Martin. « En 2018, ils nous ont recommandés auprès des maisons d’éditions Hachette et Marabout. Ca nous a permis qu’elles nous accordent leurs confiances pour écrire un livre basketball. C’est énorme car à ce moment là, nous n’étions qu’un petit media qui n’en avait encore jamais écrit. ». Depuis, ce qu’appelle Alex le ,« petit media », a grandi. La « licorne » a publié « Le plus grand livre de basketball de tous les temps (selon TrashTalk) », un nouveau livre en 2020 Autrefois, seulement un projet lancé par des passionnés, Trashtalk rassemble maintenant , aussi, les amoureux du sport à la balle orange. Dernier exemple en date, leur « viewing party ». Le 20 avril 2024, le media organisera une soirée au Grand Rex (Paris) pour le début des playoffs NBA. L’occasion pour 2 500 personnes d’assister à 2 matchs en direct.
- La WNBA débarque dans la baie de San Francisco !
A l'issue d'une conférence ce jeudi, la WNBA - ligue féminine de basketball américain annonce l'arrivée d'une nouvelle franchise pour la saison 2025. L'équipe, issue de la baie de San Francisco, deviendra la 13e franchise de la ligue. Cet événement marque un nouveau pas dans le développement du sport féminin. La commissionnaire de la ligue, Cathy Engelbert (au milieu), célèbre l'expansion de la WNBA aux côtés des nouveaux investisseurs: Joe Lacob (à gauche) et Peter Guber (à droite). Photo t/@wnbagoldenstate du 5/10/2023 Si dimanche débuteront les festivités avec les finales WNBA opposant les Aces au New York Liberty, ce 5 octobre marque l'apéritif. Dans la baie de San Francisco, Cathy Engelbert, commissionnaire de la ligue, a annoncé l'arrivée d'une nouvelle franchise locale pour 2025. La première expansion depuis 15 ans. " Nous gagnerons un titre WNBA avant 2030 ! " Joe Lacob Pour l'annonce de sa nouvelle franchise WNBA, Joe Lacob a promis grand. Aux côtés de Peter Gruber, les deux hommes deviendront propriétaires de la nouvelle franchise de WNBA. Les deux hommes d'affaires sont bien connus des locaux. En effet depuis 2010, ils détiennent la franchise voisine des Golden State Warriors en NBA. Sous leur mandat, l'équipe a connu la gloire. Une nouvelle arène, des joueurs marquants, 4 titres de championnats - en bref, depuis leur rachat, les Warriors sont peut-être devenue la franchise la plus emblématique de NBA. Une identité en construction Qu'en est-il du nom de l'équipe, du logo ou encore du futur maillot ? Il faudra être patient, c'est la réponse apportée par Joe Lacob ! Tout reste à construire pour cette nouvelle franchise, y compris leur identité. Les nouveaux investisseurs déclarent vouloir prendre leur temps "pour trouver un nom d'équipe qui reflétera la ville de San Francisco". Seule certitude: elles partageront avec les Golden State Warriors, l'arène du Chase Center. 14 équipes pour 2025 ? C'est en tout cas l'ambition de Cathy Engelbert. La commissionnaire souhaite trouver une dernière équipe pour former une ligue paire à 14 équipes. La directrice de la WNBA se veut optimiste. " Nous sommes déjà en discussion avec plusieurs villes. Toronto, Denver, Philadelphie... Plusieurs villes et groupes d'investisseurs sont intéressés. Notre objectif est une 14e équipe pour 2025."
- Impulstar: l’Adidas Arena avant la conquête du monde ?
Le 15 février, l’Adidas Arena – nouveau complexe sportif et culturel – accueillera la douzième édition de la finale Impulstar. Le plus grand tournoi de football de rue d’Europe s’arrêtera à porte de la Chapelle (XVIIIe arrondissement de Paris) avant de, peut-être, partir à la conquête du monde. Affiche promotionnelle du documentaire "Impulstar: Au-delà du rêve". Co-produit avec Booska-p. / Avant-première Paris XIIIe le 15 janvier 2024. "Année après année, Impulstar cherche à se développer et à toujours se réinventer. " - Bernard Messi, cofondateur d’Impulstar De nature assez discret et pudique - ce soir - Bernard Messi ou celui qu’on surnomme « Nar-B », n’a pas eu le choix que de s’essayer à l’exercice des micros. Acclamé et encouragé par le public, il ne pouvait pas se cacher. Medias, influenceurs et sportifs. Ce lundi 15 janvier, les allées du cinéma MK2 (XIIIe arrondissement de Paris) étaient noires de monde. Dans une atmosphère festive et joyeuse, proches et associés d’Impulstar avaient répondus à l’appel. Plus de 500 personnes, présentes, pour assister à l’avant-première du documentaire : « Impulstar : Au-delà du rêve ». Née d’une collaboration entre le media Booska-p - référence rap - et Impulstar, il sera publié le 18 janvier sur YouTube. Le film - de presque une heure - retrace les moments forts et les origines de ce qui est aujourd’hui, le plus grand tournoi de foot de rue d’Europe. Impulstar naît en 2011 de l’initiative de deux amis : Bernard Messi, ancien producteur de musique, et Meïssa N’Diaye - agent de joueurs . Originaire d’Argenteuil (Val d’Oise), la compétition permet aux jeunes âgés de 14 à 16 ans de représenter leurs villes pour taper dans l’oeil des recruteurs. 13 ans plus tard, ce qui n’était qu’un simple projet pour « divertir les jeunes » est devenu le plus grand tournoi de foot de rue d’Europe. Au fil des éditions : Meissa et Bernard ont tout connu. Des hauts et des moments inoubliables comme des bas ainsi que des doutes. Aujourd’hui partenaires d’Adidas et Instagram, jamais ils n’auraient pu imaginé que leur projet prendrait une telle ampleur. « Avec Meissa, notre objectif c’était d’aller jusqu’à la dixième édition, je n’imaginais pas tout cela ». Confie l’ancien producteur. L’amour du ballon impossible à stopper Le 15 Février, soit 4 jours après son inauguration, l’Adidas Arena accueillera la douzième édition du tournoi Impulstar. Spécialement construit à l’approche des jeux olympiques, le complexe culturel et sportif – flambant neuf – dispose d’environ 8 000 places. Un enjeu de taille mais loin d’effrayer Bernard Messi qui la considère comme une « étape » avant de s’exporter. « Sur le long terme, notre objectif est clairement de nous exporter et d’organiser des éditions à l’international comme par exemple aux Etats-Unis. » livre-t-il « Qui sait, à l’avenir, pourquoi pas une coupe du monde Impulstar ? » ricane légèrement Nar-B. Londres, Buenos Aires, Abidjan : en 2023, le tournoi a organisé des éditions à travers le monde entier. Dans le sillage de son cofondateur, le ballon n’est pas prêt de se stopper. Plus qu’un tournoi, un événement culturel Plus qu’un simple tournoi de football de rue, Impulstar est maintenant reconnu comme un événement culturel. Un véritable « show » qui met à l’honneur la culture urbaine. Chaque année, des grandes stars de la musique (Aya Nakamura, Tiakola, Ninho, Central Cee), des danseurs (Salif Gueye) se partagent la scène. Une tendance renforcée depuis l’édition « Decima ». C’est peut-être avec cette édition qu’Impulstar prend une nouvelle ampleur. En 2021, la dixième édition prend place directement aux pieds de la tour Eiffel. Le stade Emile-Anthoine à Paris (VIIe), théâtre de la Decima en 2021. Photo LP/Olivier Arandel Invité à l’événement, pour le créateur de contenus, JustRiadh, c’est un lieu « unique ». « En tant que banlieusards, l’organiser ici c’est un message très fort. » déclare JustRiadh, créateur de contenus invité à la Decima , " Dans notre imaginaire, pour nous, Paris c’est lointain. Ca représente l’idéal des beaux endroits. Alors pouvoir faire un tournoi aux pieds de la tour Eiffel, pouvoir ramener des quartiers et des communautés ici, c’est un message incroyable. " - JustRiadh, créateur de contenus Pour cette finale, Impulstar fait appel à l’agence Smile. Une boîte de communication qui représente d’importants créateurs de contenus (Boris Becker, Sally, JustRiadh). L’événement populaire devient aussi prisé par les stars, aux premières loges des matchs. De quoi dénaturer le tournoi ? En tout cas, pas selon Meïssa N’Diaye, co-fondateur du tournoi. « Je pense qu’au contraire, ça peut être bénéfique . L’objectif d’Impulstar c’est d’inspirer et faire rêver les jeunes. Pour cela, ça peut passer en voyant son sportif favori évidemment mais aussi en voyant son artiste ou son créateur de contenus préféré. » Conclut-il












