First Team, le media basket web aux rêves de prime time
- 7 mai 2024
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 oct. 2025
Bercé par les codes de la télévision, ses grandes productions et ses prime time : aujourd’hui, l’âge de la maturité est arrivé pour le media First Team. 8 ans après sa création sur le web, en 2016, il est devenu l’un des plus grands médias basket français. Sûr de sa formule – reprenant les codes des deux mondes – il ne cesse de grandir et rêve plus grand: multisport. A l’occasion de leur 200e émission ce jeudi dernier, Jeremy Raharifidy—Barbe, brand content manager du media, se livre sur la « formule First Team » : sa stratégie et ses ambitions.

Edito, plateau, débats passionnés et anciens athlètes en guise d’invités. Tous les codes de l’émission sportive - à succès - de télévision sont réunis et pourtant : c’est la dernière édition du First Day Show. Publiée sur Youtube, elle est l’émission phare du media basket First Team, peut-être le plus télé des médias sportifs du web. A l’initiative, deux amis anciens basketteurs : Erwan Abautret et Thomas Dufant. Depuis 2016, comme chaque jeudi, les deux hommes prennent place sur le plateau pour couvrir l’actualité de leur ligue favorite, la NBA. Humour, quiz et débats au rendez-vous, le duo transmet sa passion du basket avec la touche First Team. « Prendre le meilleur du web et de la télévision » pour parler basketball sans langue de bois.
« Allier l’interactivité du web à une production télé », un pari gagnant. Aujourd’hui, avec plus de 130 000 abonnés sur Twitter et près de 160 000 sur Youtube, First Team s’est établi comme l’une des références basket bleu blanc rouge. De formats courts sur Tiktok aux libres antennes sur Twitch, le media est omniprésent sur les réseaux sociaux. Une forte exposition , à laquelle Jeremy Raharifidy-Barbe n’est pas étranger. Depuis 3 ans, derrière il est l’un des hommes de l’ombre du projet. D’abord community manager, le jeune homme - de 24 ans - a rapidement gravi les échelons pour devenir brand content manager du media. Autant présent à la communication qu’au graphisme, il est en charge de « développer la stratégie de visibilité et d’image » pour que First Team se démarque.
Jeremy Raharifidy-Barbe, brand content manager pour le media First Team, lors du NBA Paris Game 2024 à l'Accor Arena. Photos ig/@jeremyrhr
C’est maintenant votre 2de expérience dans le monde du basket. Après avoir travaillé pour la FIBA ( fédération dirigeant le basket international) en 2019, vous êtes aujourd’hui à First Team. Travailler dans le basketball, a-t-il toujours été votre objectif ou l’opportunité s’est-elle présentée naturellement ?
Les 2 (rires). J’ai toujours été passionné par le basket et comme beaucoup, je rêvais de devenir joueur pro. Malheureusement, j’étais loin d’avoir le niveau et j’ai rapidement compris que ça allait être compliqué. A la sortie du lycée, j’étais un peu perdu, sans trop d’idées de ce que je voulais faire. C’est là qu’un proche m’a conseillé de me trouver une spécialité pour pouvoir travailler dans le monde du basket et je me suis alors dirigé vers la communication. J’ai alors enchaîné par un stage à la FIBA puis un CDD pour la coupe du monde de basket 2019.
Et pourquoi First Team ?
J’ai pris la première offre honnêtement. A l’époque , ils cherchaient un alternant community manager et j’ai simplement postulé. Je ne connaissais pas plus que ça le media, mais ça parlait basket, j’aime le basket: c’était le plus important.
"Avec First Team, on cherche à proposer des formats types télés mais avec les codes du numérique".
Aujourd’hui en France, on trouve de plus en plus de médias basket. Je pense à Trashtalk, aux éditions Reverse mais aussi à l’équipe beIN à la télévision. Au milieu de tous ces médias, comment est-ce que vous essayez de vous démarquer ?
D’abord sur la forme. Avec First Team, on cherche à proposer des formats types télés mais avec les codes du numérique. On mise beaucoup sur la production et on essaye de se rapprocher le plus possible des standards TV. D’un autre côté, on essaye aussi de développer des choses en dehors des émissions. Par exemple, L’an dernier, on a pu diffusé et commenté des rencontres de Victor Wembanyama sur notre chaîne Twitch. Concrètement, on essaye toujours d’apporter une plus-value pour que les spectateurs trouvent un vrai intérêt à regarder First Team. Nous sommes un media qui n’a pas les droits, donc on doit se débrouiller pour trouver des manières de parler basket différemment.

Le 2 décembre 2022. First Team a diffusé en direct - sur sa chaîne Twitch - la rencontre de Betclic Elite (première division du championnat de France de basketball) opposant les Metropolitans 92 de Victor Wembanyama au Fos Provence Basket. Crédit First Team.
Quelles manières avez-vous trouvé pour parler basket même si vous n'avez pas les droits ?
On a de la chance que l’accès aux images se développe vachement. La beauté du basket et de la NBA c’est que les gens y ont accès assez facilement. Avec Internet, tu cherches un highlight (moment fort) d’un joueur, tu le trouves en une recherche de 10 secondes. Ce n’est pas le cas dans tous les sports et ça change tout. La plus grande des catastrophes serait de parler de quelque chose que personne n’ait vu. Pour cette raison, on utilise beaucoup d'images, d'infographies, de tableaux...
Donc vous essayez vraiment de faire quelque chose de graphique ?
Exactement. C’est notre valeur ajoutée par rapport aux autres médias, sans les critiquer.
"Web et télévision : on essaye de prendre le meilleur des deux formats".
Un peu plus tôt, vous disiez essayer de prendre quelques codes du numérique. Lesquels ?
Tout le côté interactif que permet le numérique : .les commentaires, le chat, les réactions. Globalement, on fait un grand effort pour essayer d’inclure nos abonnés à nos émissions. Qu’ils ne soient pas seulement spectateurs mais des fois, aussi acteurs. La télévision reste l’inspiration principale sur la forme, c’est sûr, mais on ne recopie pas tout aveuglément. Tout n’est pas parfait à la TV, il faut le reconnaître. Elle est parfois trop séquencée, trop hachée. Nous, on se laisse davantage de liberté dans la construction de nos émissions. Un format plus naturel, plus fluide sans que ça ne parte en freestyle non plus.
Web et télévision, au final, on essaye simplement de prendre le meilleur des deux formats.

Erwan Abautret à la présentation du First Day Show, émission phare du media. Photo Jérémy Raharifidy-Barbe/First Team).
Avec First Team, vous êtes présents partout : sur les réseaux sociaux, sur Twitch. Partout sauf sur un support presse. Le dernier article sur votre site date de 2018, pourquoi avoir délaissé ce format ?
Un site web ne nous rapportait pas assez par rapport au temps investi dessus. Pour tenir un site, il faut énormément de ressources et de discipline. Il vous faut plusieurs personnes pour rédiger et c’est compliqué dans notre cas. Nous ne sommes que 7 à First Team, clairement pas assez pour alimenter régulièrement un site. Pour notre media, on s’est dit que la carte à jouer était surtout sur les réseaux, soit youtube et Twitch. Donc c’était une vraie volonté de délaisser le site web mais peut-être qu’il reviendra un jour !
Aujourd’hui des options comme Tiktok ou Twitch sont plus avantageuses pour vous ?
Beaucoup plus ! Et ça correspond plus à ce qu’on est et à ce qu’on fait. Les points forts de First Team restent les avis et les propos, le débat joue un rôle central dans tous nos concepts. . On aime bien le fait d’incarner nos opinions et pour ça le meilleur moyen est de nous voir et de nous entendre. Dans les modes de consommation actuels de contenus, c’est beaucoup plus percutant d’avoir la vidéo et l’audio plutôt que de lire sur un site.
"Etre proche de ce réseau de joueurs : c'est une force qu'on essaye de valoriser au maximum".
Dans vos émissions, vous recevez régulièrement des sportifs en tant qu’invités. Des internationaux français et joueurs NBA comme Nicolas Batum, Rudy Gobert ou même Victor Wembanyama l’an passé. La qualité des consultants , c’est aussi un point sur lequel First Team essaye de se démarquer ?
Clairement ! L’objectif est que le public puisse identifier First Team comme « le media où où le ressenti des joueurs est mis en avant ». Tu l’as dit, bénéficier des analyses de joueurs NBA ça n’a pas de prix. Ca rend nos débats plus pertinents, on profite de l’avis « d’experts » et grâce à ça, on possède aussi des « insides ». Des anecdotes, des informations exclusives que d’autres médias n’ont pas. Donc oui, être proche de ce réseau d’anciens joueurs ou de joueurs actuels, c’est une force et on essaye de la valoriser au maximum.
Les internationaux français Nicolas Batum (à gauche) et Kevin Séraphin (à droite) sont des invités récurrents des émissions First Team. Crédit FTSports
Personnellement, quelle est votre plus grande fierté depuis que vous avez commencé à travailler à First Team ?
Bonne question, certainement pour la coupe du monde de basketball 2023 aux Philippines. J’ai monté tout le projet qui a nous permis de couvrir la compétition directement sur place. Grâce à mon passage à la FIBA, je bénéficiais de connexions et je m’étais fixé comme objectif d’y bosser sur place pour cette édition. Bien sûr, c’est un long travail de mise en relation qui a commencé dès mon arrivée à First Team en 2019 mais ça a valu le coup. Au final je suis très fier qu’on ait réussi à couvrir la compétition.
La Coupe du Monde 2023 ? Pas un très bon souvenir pour les Bleus …
Oui, annoncé comme l’un des favoris, on s’est fait éliminé dès les poules … Heureusement que la compétition sur place était sympa parce que l’EDF (Equipe de France) était une vraie catastrophe (rires) !

L'équipe First Team, réunie aux Philippines, pour couvrir la coupe du monde de basketball 2023. Crédit ig/jeremyrhr
"Pouvoir vivre en couvrant la NBA est un rêve qu'on espère partager avec plus de personnes".
Quelle est la suite pour First Team ?
Se développer encore plus ! Prochainement, on compte lancer un projet qui va révolutionner les médias baskets en France. C’est quelque chose d’inédit qui va changer First Team. Personnellement, j’espère qu’on continuera de grandir, qu’on sera davantage reconnu mais aussi qu’on puisse recruter plus de personnes. A First Team, on a la chance de couvrir le basket, la NBA et de pouvoir vivre de notre passion . Partager ce rêve avec d’autres personnes ce serait top !
Ces dernières années, vous organisez de plus en plus de voyages aux Etats-Unis. Vous avez interviewé Evan Fournier (joueur NBA et international français) directement depuis là-bas. Est-ce que votre but, sur le long terme, est d’être de manière plus constante en Amérique pour réaliser du contenu ?
On s’est posé la question. Pour couvrir la NBA, c’est évidemment plus simple d’être sur place mais de manière permanente ? C’est irréalisable pour le moment. Cependant, on compte y rester un peu plus à des moments clés de la saison pour réaliser du contenu là-bas et interviewer des joueurs : développer ce côté France- Etats-Unis au final. Donc, on garde l’idée en tête, on espère que First Team continuera de se développer et qui sait (rires) ?










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